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Charger le text ici
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Causes de Croissance differentielle en Europe.
Polique fiscale pour la Croissance et la Création d' Emplois.
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18 ans, de 1984 à 2002, le niveau de prospérité en
Irlande a progressé
de 167% contre 42% seulement en Belgique. En une
demi-génération,
l'Irlande est passée du rang de second pays le plus pauvre
d'Europe à
celui de second pays le plus prospère. Les écarts en
matière de création d'emplois sont simulaires.
Quelles sont les causes
de ces différences de croissance? L 'Irlande connaît une charge fiscale globale
particulièrement modeste et et une répartition équilibrée des impôts
directs et indirects.
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La politique fiscale irlandaise s'est apparu
efficace, et est imitatée dans l'Europe de l'Est. Le modele Irlandais
est parfaitement appliquable en Belgique. Si l'on veut stimuler la
croissance et l'emploi il sufit d'un rabaissement de la charge fiscale
et d'une une répartition plus équilibrée des impôts sur le revenu et
des impots sur la consommation.
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Qui est WorkForAll ?
WorkForAll est un groupe de réflexion belge pluraliste et
apolitique. Nous examinons des structures et des modèles sociaux
quant à leur efficacité en matière de
réalisation des objectifs sociaux. WFA transcende le clivage
gauche-droite. Hors de toute idéologie, il mesure la
réussite de différentes politiques en matière
d'emploi, de prospérité, de solidarité et de
liberté individuelle.
Pourquoi cette initiative ?
Ni les citoyens ni la classe dirigeante n'ont une idée
précise de l'efficacité des différentes
façons d'administrer un pays. Les chiffres de croissance ou de
création d'emplois dans les pays qui mènent une politique
alternative sont généralement inconnus. Les citoyens
forment leur opinion sur la base de sentiment, d'intuition vague ou sur
base d'une idéologie rigide. Même nos dirigeants
décident les lignes politiques sur base des mêmes motifs
irrationnels, et non pas sur des critères scientifiques ou des
constatations empiriques.
Depuis l'effondrement du Modèle des "Polders" hollandais,
longtemps copié, une nouvelle vague surfe sur le
modèle scandinave. Les Scandinaves sont supposés
aujourd'hui détenir la pierre philosophale. Il apparaît
pourtant que le Danemark, la Suède et la Finlande ont
échoué totalement ces dernières décennies
en termes de création d"empois et de croissance, et qu'ils ont
en conséquence développé très peu de
nouvelles initiatives de solidarité depuis.
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De telles idées, irrationnelles et dans le vent, sont nuisibles.
L'on ne doit pas prendre exemple sur l'élève le plus
faible de la classe. Les politiques basées sur
l'idéologie, l'intuition ou les idées à la mode,
bien trop souvent mènent à des initiatives politiques qui
sont destructrices pour notre prospérité, notre
liberté, notre solidarité ou notre emploi.
Comment en êtes-vous arrivé à cette initiative ?
Nous avons été stupéfaits devant les écarts
remarquables des taux de croissance entre les pays européens.
Pourtant ces pays connaissent un état de développement et
une éthique de travail très similaires. Nous avons
remarqué que le Danemark, par exemple, a connu une croissance de
35% seulement pendant 18 ans soit entre 1984 et 2002. La
prospérité en Irlande par contre a progressé de
167% pendant la même période.
En moins d'une demie
génération l'Irlande a évolué du statut du
pays le deuxième plus pauvre au pays le second plus riche de
l'Europe. Nous avons constaté des différences similaires
en matière de création d'emplois. Nous nous sommes
demandés ce qui causait ces écarts de croissance, et si
d' autres pays pourraient égaler les performances
économiques et sociales de pays comme l'Irlande ou le Luxembourg.
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Sur quoi votre recherche est-elle basée ?
Plusieurs facteurs qui favorisent la croissance de la
prospérité sont connus de la littérature
économique. Il est connu depuis longtemps, par exemple, qu'il y
a une relation inversement proportionnelle entre la croissance et la de
charge fiscale. Gwartney et aussi Laffer et Armey font figure de
pionniers grâce à leur recherche sur cette question.
Gwartney a examiné les causes des écarts de croissance
entre les pays de l'OCDE sur une longue période, entre 1960 et
1996. Il a constaté que, pendant cet intervalle de temps, dans
les pays où les dépenses publiques étaient
inférieures à 25% du PIB, la richesse a progressé
en moyenne de 6,6% par an. Dans les pays ou les dépenses
publiques étaient supérieures à 60% du PIB, le
taux de croissance était de 1,6% seulement. Gwartney a
apporté la preuve de la forte relation négative entre les
dépenses publiques -et donc la charge fiscale - et la croissance
économique.
Cette relation apparaît tout aussi évidente dans le
diagramme détaillant la relation entre la croissance et les
dépenses publiques des états membres de l'UE. Une
relation négative plus forte encore apparaît sur le
diagramme entre la croissance et la charge fiscale sur les
salaires: plus la charge fiscale est haute, plus la croissance est
basse.
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Mais, outre la charge fiscale, n'y a-t-il pas d'autres facteurs influençant la croissance?
Oui bien sûr ! Notre groupe a examiné pas moins de 25
causes possibles d'écarts de croissance de manière
identique. Parmi d'autres : l'influence de la pyramide des âges,
le niveau d'éducation, l'inflation, les heures de travail
annuelles, le taux d'épargne, les taux d'intérêt,
la proportion entre les impôts directs et indirects, le montant
des dépenses publiques, l'influence de l'accession à l'UE
etc.. Toutes ces données sont connues de l'OCDE, et ont
été incorporées dans un modèle
compréhensif de régression multiple, dans lequel des
décalages de temps jusqu'à quatre années ont
été considérés.
La technique de régression multiple permet de calculer avec
précision mathématique l'effet exact et le poids relatif
de chacun des facteurs individuels quand plusieurs causes sont en jeu
simultanément. C'est avec la même technique que la science
médicale établit des relations entre nos habitudes
alimentaires et notre santé, notre espérance de vie ou
des phénomènes de maladie. Sur notre site internet, l'on
peut examiner les résultats de notre analyse de
régression. http://www.workfo...
La
conclusion la plus importante de cette recherche, qui explique 93% des
écarts de croissance, est que deux causes principales expliquent
un taux de croissance faible : les dépenses publiques excessives
d'un coté et une structure fiscale démotivante, avec un
poids trop lourd sur la main d'oeuvre, le revenu et le
bénéfice d'autre part. Ces deux facteurs ont le plus
grand impact sur la croissance parmi les 25 causes possibles
examinées. Bien plus importants d'ailleurs que l'impact du
niveau d'éducation, ou même la pyramide des âges.
Une diminution des dépenses publiques de 1% peut ainsi
facilement entraîner un taux de croissance annuel
supplémentaire de 0,6%. Les résultats de notre recherche
sont d'ailleurs largement confirmés par une étude du FMI
de juillet 2004. Le FMI a utilisé la technique de recherche
identique, mais a examiné un groupe de pays différents
pendent une période de temps différente. http://www.fma.gv...
En outre, nous avons constaté
qu‘un déficit budgétaire ainsi qu'un abaissement des taux
d'intérêt n'avaient aucun d'effet positif sur la
croissance économique. Ceci contredit les thuriféraires
des politiques keynésiennes. |
Ces calculs abstraits ne signifient pas grand chose pour nos lecteurs.
C'est pourtant la procédure scientifique appropriée pour
résoudre un tel problème. Malheureusement, on ne peut pas
illustrer une ligne imaginaire dans l'espace 25-dimentionnel au moyen
de graphiques bi-dimentionnels. On est obligé de faire appel
à la mathématique. Afin de pouvoir illustrer nos
résultats, nous avons aussi comparé deux pays qui ont
mené une politique économique et fiscale
complètement opposée: la Belgique et l'Irlande.
En 1985 la situation économique irlandaise est
désastreuse, pire même qu'en Belgique: des déficits
budgétaires excessifs, des taux de croissance faibles, et une
richesse équivalent à 65% du niveau belge. Le
chômage irlandais de 17% est bien supérieur au taux
Belge de 10%.
Jusqu'en 1985, les deux pays mènent des politiques
keynésiennes similaires, laissant échapper les
dépenses publiques. En 1983 les dépenses publiques belges
dépassent le cap psychologique de 50% du PIB pour la
première fois. Cela s'accompagne d'une augmentation continue de
la charge fiscale, de la dette publique, et des dépenses
publiques improductives. La spirale négative est initiée.
Sur les graphiques, l'on remarque que jusqu'en 1980 les dépenses
publiques irlandaises et belges évoluent approximativement de la
même façon, et que les taux de croissance des deux pays
évoluent parallèlement.
Cependant, en 1985, l'Irlande change radicalement de politique. Le
gouvernement allège radicalement la charge fiscale. Toutes les
dépenses publiques « superflues » sont
supprimées, et dans un laps de temps de seulement trois ans, les
dépenses publiques sont réduites de 20%. De cette
manière l'Irlande connaît une période de croissance
explosive de 5,6% en moyenne par an entre 1985 et 2002. Ceci est
à peu près le triple du taux de croissance belge.
A la même époque, la Belgique choisit une politique
économique totalement différente. Notre pays ne veut pas
toucher à la charge fiscale, mais essaie de stimuler
l'économie au moyen de mesurettes. Même sous des
conditions cycliques favorables, les dépenses publiques sont
restées au-dessus du niveau des 50% du PIB. Conséquence
de cette politique, la croissance belge a continué de stagner
autour de 1,9%. En 2003, l'Etat confisquait toujours 51,4% de la
création de la richesse belge. Entre-temps les autorités
irlandaises ont fait reculer les dépenses publiques à
35,2% de leur PIB.

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Aujourd'hui
l'Etat belge pèse 46% plus lourd que l'Etat irlandais, et l'écart des
taux de croissance en est en conséquence. Bien que la prospérité
irlandaise était à peine la moitié de celle de la Belgique en 1970,
aujourd'hui les Irlandais sont devenus bien plus prospères que les
Belges.
Suite à la création hors-norme de richesses, les autorités irlandaises
disposent aujourd'hui de marges de manoeuvre beaucoup plus larges pour
toutes sortes d'initiatives sociales, culturelles et écologiques
puisqu' en termes réels le gouvernement irlandais dispose de plus de
ressources que le gouvernement belge.
Mais cette prospérité se ressent surtout dans le portefeuille des
citoyens irlandais. L'augmentation du PIB par tête de 167% accompagnée
d'une baisse de la charge fiscale d'un tiers revient à multiplier le
revenu disponible par 3,5 et ce, en 17 ans. Pouvez-vous vous imaginer
que cela signifie ?
L'on remarque cette explosion de richesse dans tous les aspects de la
vie quotidienne irlandaise. En Irlande, règne un optimisme sans faille.
Autour de Dublin, une forêt de grues bouche l'horizon. Dans la
campagne, on voit partout de nouveaux logements, les modèles de voiture
les plus récents, des usines et des bureaux modernes. La prospérité est
palpable également dans la rénovation intensive des quartiers
populaires, et dans le soin apporté à la qualité de l'environnement. Le
bien-être est perceptible à travers une criminalité quasi-inexistente,
pour preuve : les portières des voitures qu'on ne ferme pas. Le bonheur
de la population se lit dans les yeux des gens, dans le taux de
natalité, et dans le classement comparatif du bien-être du pays. Dans
ce classement, l'Irlande est maintenant le pays le plus agréable à
vivre au monde, et cela malgré le climat assez pluvieux.
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Des
performances très impressionnantes en effet. Comment cette
politique stimulant la croissance et les opportunités s'est
concrètement mise en place ?
Pour l'essentiel, l'Irlande a mis au point une réduction
substantielle de la charge fiscale sur le travail et sur les
bénéfices; en d'autres termes : une diminution des
impôts directs. Cette politique a eu pour résultat de
motiver les gens au travail: cela les a stimulé à
entreprendre, à prendre un risque commercial, à faire une
heure supplémentaires ou à retarder l'âge de la
retraite. Bien sûr, cela ne peut fonctionner avec la vague
promesse d'un allègement fiscal mineur qui sera d'application
dans un avenir bien lointain, comme c'est le cas dans beaucoup de pays.
L'allègement fiscal doit être substantiel et doit se faire
sentir tout de suite.
Entre 1985 et 2001 l'Irlande a diminué la charge fiscale sur les
salaires de 37% en 1985 à 19,3% en 2001. Il s'agit donc,
globalement, d'une baisse de moitié. En Belgique, les
charges sur la main d'oeuvre ont même continué à
s'alourdir, passant de 46% en moyenne en 1985 à 47,9% en 2001.
Aujourd'hui les charges salariales belges sont 2,5 fois plus lourdes
qu'en Irlande. Est-il surprenant qu'aucun Belge ne soit prêt
à faire une heure supplémentaire, et que les entreprises
se sauvent du pays à une cadence toujours plus rapide ?
Mais c'était surtout la réduction des taux sur les
bénéfices des entreprises qui a amélioré de
façon drastique le climat entrepreneurial irlandais. A
l'époque où l'Irlande était au plus fort de la
crise économique (en 1985), la charge fiscale sur les
bénéfices était de 50%. En 2002, l'Irlande avait
réduit ce taux à 16%.
En Belgique, la réduction des taux d'imposition sur les
bénéfices a été marginale, et clairement
insuffisante pour entraîner le moindre effet. La diminution
récente des taux d'imposition belges doit toujours être
« budgétairement neutre » et est compensée
par des limitations de plusieurs déductions. En fait, la
réduction était conçue pour « embellir
» les chiffres publiés au niveau international, et n'ont
pas eu le moindre effet réel.
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Mais les allègements fiscaux, ça profite surtout aux riches non ?
Ceci est exactement le malentendu entretenu par les idéologies
basées sur la jalousie qu'on voit encore dans beaucoup de pays.
En réalité, les politiques stimulant la croissance, tout
le monde en bénéficie, et l'ouvrier ou le chômeur
ou les défavorisés certainement pas moins que les autres.
Il suffit de voir la création d'emplois et les dépenses
sociales en Irlande. Depuis 1985, l'Irlande a créé 31,2%
d'emplois nouveaux. En Belgique avec une politiques dite «
sociale » et d'innombrables mesures de création d'emplois
coûteuses, on a à peine créé 7,6% de
nouvelles occupations, et en grande partie dans la fonction publique.
Une réduction des taux ne mène pas à une réduction des dépenses sociales ?
Il est faux de penser qu'une réduction de la taxation fiscale
mène à des recettes fiscales moindres. Rien n'est moins
vrai. Ici, l'effet Laffer se fait sentir. Chaque réduction des
taux élargit la base d'impôts parce que l'évasion
et la fraude fiscale deviennent moins profitables. Les autorités
flamandes ont d'ailleurs déjà connu une première
expérience des avantages de ce phénomène qu'on
appelle l'effet Laffer. Depuis que les taux des droits de succession
ont été abaissés, les recettes fiscales sur les
héritages ont augmenté de façon spectaculaire.
En outre, alléger les droits de succession ne pousse
évidemment pas à mourir plus tôt ! En revanche,
baisser l'impôt sur les revenus et les bénéfices
est un facteur de motivation. à faire une heure
supplémentaire, à entreprendre, ou à retarder
l'âge de la retraite. Ceci élargit l'assiette imposable
encore davantage. De plus, les ressources ainsi retournées au
secteur privé y sont investies beaucoup plus productivement que
dans le secteur public. L'Irlande a démontré
l'efficacité des effets combinés Laffer-Armey dans le cas
des impôts directs. Ses recettes fiscales ont continué
à augmenter avec l'allègement de la charge fiscale.
Une
deuxième erreur est de sous-estimer la dynamique de la croissance. En
pourcentage du PIB les dépenses sociales irlandaises sont en effet
restées à peu près constantes, tout comme c'était le cas en Belgique.
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Mais la dynamique de la croissance a fait que les dépenses sociales
irlandaises en termes réels ont augmenté de 118% entre 1980 et 1998. En
Belgique, les dépenses sociales ont augmenté de 43% seulement. Et
croyez-nous: les défavorisés Irlandais ont apprécié cette hausse des
allocations! L'Irlande a prouvé qu'une politique stimulant les
opportunités est en réalité beaucoup plus sociale que l'alternative
keynésienne, destinée à stimuler la consommation.
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L'Irlande a-t-elle créé des emplois dans tous les secteurs?
Rappelons que, tous secteurs confondus, l'Irlande a créé
31% de nouveaux emplois entre 1985 et 2002. La Belgique en a
créé à peine 7,6%. On trouve la plus forte
croissance dans le secteur des services: +106% contre +15,8% en
Belgique. Mais fort remarquablement en Irlande, même
l'industrie est parvenue à créer 32% de nouveaux emplois
entre 1980 et 2003. En Belgique l'emploi industriel s'est
effondré en 1999 jusqu'à 75% du niveau de 1980. Depuis,
la Belgique a communiqué ses chiffres à l"OCDE de
façon discontinue. Cependant, dans le secteur agricole, une
évolution identique s'est fait sentir dans les deux pays : une
diminution graduelle de l'emploi. Mais l'emploi agricole aujourd'hui a
un impact moins important.
C'est une idée très répandue que la
désindustrialisation européenne est un
phénomène inévitable. L'Irlande a prouvé
que la désindustrialisation n'est pas une fatalité, et
que même les pays de l'Europe peuvent encore augmenter leur
emploi industriel. Toutefois, même le célèbre
professeur De Grauwe accepte maintenant la désindustrialisation,
et minimise l'impact de ce phénomène, le
considérant comme un « problème mineur ». La
perte des emplois dans l'industrie sera absorbée par le gain
d'emplois dans le secteur tertiaire.
Il faut reconnaître que la grande question est bien sûr
à qui le secteur tertiaire vendra ses services ! Les architectes
pourraient n'avoir plus à dessiner beaucoup d'usines. Les
ateliers de production n'auront plus besoin de services de nettoyage,
les entreprises n'auront plus besoin d'énormément de
conseillers, les banques ne financeront que peu d'exportations, et
même le fisc n'aura plus à contrôler beaucoup de
sociétés. Vendre des services aux chômeurs ou
à l'étranger? Les services sont intensifs en
main-d'oeuvre plus encore que l'industrie, et ne pensez surtout pas
qu'un Européen soit doté de plus de cellules
cérébrales qu'un Indien ou un Chinois moyen.

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Mais beaucoup de pays font face à une dette publique gigantesque. Leur marge de manoeuvre est limitée.
La dette de l'Etat gigantesque dans beaucoup de pays est la
conséquence logique d'années de déficits
budgétaires et de politique keynésienne stérile.
En Belgique, cela a culminé sous l'administration
désastreuse du ministre du budget socialiste Guy MATHOT, qui a
été jusqu'à déclarer publiquement que les
déficits étaient venus par eux-mêmes et qu'ils s'en
iraient de la même façon ! Bien sûr, c'était
une folie, du point de vue économique, que d'accumuler une dette
pareille, et une injustice morale envers les générations
futures. Du vol pur et dur au détriment des enfants ou
même de personnes à naître. L'on doit se
débarrasser de cette dette. La seule question est comment.
On peut naturellement essayer de la rembourser le plus vite possible.
En Belgique, même avec un taux d'épargne important de 14%,
cela prendrait 8,85 années à condition que l'ensemble du
budget de l'Etat soit consacré à la réduction de
la dette. Mais dans ce cas, rien ne resterait pour investir. Pas une
seule machine, pas une seule maison. On pourrait l'étaler aussi
sur 17,7 années, mais là aussi il faudrait diminuer de
moitié l'investissement avec des conséquences
désastreuses pour la compétitivité et la
prospérité. Rembourser la dette publique de cette
manière est beaucoup trop lent et va toujours nuire aux
investissements.
Une alternative ? Réduire la proportion Dette publique/PIB en se
fixant sur le dénominateur de cette fraction, et non pas sur le
nominateur. En d'autres termes, on doit viser à un taux de
croissance important. C'est exactement ce qu'a fait l'Irlande.
En 1986, la dette publique irlandaise se montait à 111% du PIB,
presque tout aussi désastreuse qu'en Belgique avec 124%. Les
allègements fiscaux irlandais cependant ont
entraîné une croissance inégalée de 5,6% en
moyenne les vingt dernières années. La Belgique s'est
focalisée sur le nominateur de la fraction en s'imposant des
économies dans quasiment tous les secteurs pour rembourser la
dette publique. Cette politique a eu des effets déflatoires
catastrophiques, et en conséquence, la croissance a
continué à stagner autour de 1,9%.
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Au
bout de 17 années, un écart des taux de croissance exponentiels
supérieur à 3% entraîne une importante différence : l'Irlande augmenté
son PIB par un facteur 2,67 ; la Belgique par un facteur 1,42
seulement. L'Irlande a augmenté le dénominateur de la fracture Dette /
PIB avec ce facteur de 2,67, la Belgique avec son facteur 1,42. De
cette manière la dette irlandaise va descendre à 30% du PIB en 2005. Au
prix de beaucoup de sacrifices, la dette publique belge sera toujours
98% du PIB fin de cette année.
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Et qu'en est-il du chômage sous une politique de stimulation de la croissance?
Dans de nombreux pays, on croit erronément que le travail
disponible est une quantité limitée et statique qui doit
être partagée. Rien n'est moins vrai. Les
allègements fiscaux sont le moteur de l'innovation, des
nouvelles initiatives et de la création d'emplois
particulièrement dans le secteur productif. On s'en
aperçoit dans les statistiques irlandaises du chômage. En
1985, le chômage irlandais était pire qu'en Belgique: 17%
de chômeurs contre 10%. En 2003, l'Irlande a réduit ce
taux de chômage à 4,6%. En réalité, cela
signifie que les employeurs irlandais sont à la recherche
permanente d'ouvriers, d'employés et de cadres, contrairement
à la Belgique.
La crainte que les taux d'imposition et les contributions sociales
modérés attirent des entreprises des pays
étrangers plus gourmands est basée sur le même
malentendu. Ce raisonnement suppose que le nombre d'entreprises et leur
taille sont des quantités invariables qui devraient être
partagées parmi les nations. Ce raisonnement suppose que
l'âpreté au travail et l'enthousiasme à
entreprendre n'ont rien à voir avec la charge fiscale.
Or, quand on laisse aux gens une partie plus importante du fruit
de leur travail, leur contribution productive augmente sensiblement. Un
abaissement de la charge fiscale motive au travail, à
faire une heure supplémentaire, à oser prendre le risque
de créer un commerce, et à retarder un peu la retraite.
Les syndicalistes et politiciens qui ne comprennent pas cela. Ils
devraient visiter la Chine actuelle. Sur leur chemin de retour ils
peuvent jeter un coup d'oeil sur les désastres
économiques et écologiques qu'a laissé le
régime soviétique.
Tout comme la compétition entre les entreprises mène
à la créativité et ultimement à l'usage
optimal des ressources par définition limitées, la
compétition fiscale entre les nations mène à
l'optimisation des politiques. Chaque forme de cartel fiscal entre
nations est tout aussi nuisible à l'emploi et à la
prospérité que les monopoles ou des cartels entre
entreprises sont nuisibles à la taille de leur marché.
L'on peut craindre que la nouvelle constitution européenne sera
mise en oeuvre pour imposer par décision majoritaire des taux
d'impôts planchers aux Etats membres. Les pays qui voudraient
adapter une politique de croissance semblable aux politiques
irlandaises risquent de se voir fortement limités dans leur
autonomie nationale de mettre en exécution une politique
économique décidée démocratiquement par
leurs citoyens. Sous cette nouvelle constitution, l'Europe risque de
perpétuer une croissance stagnante depuis plusieurs
décennies.
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Il
paraît toutefois contradictoire que les dépenses sociales
puissent augmenter tout en allégeant les charges fiscales et
sociales !
Les chiffes des dépenses sociales sont publiquement connues et
publiés sur le site internet de l' OCDE, ! La
première erreur est de penser les recettes fiscales baissent
quand la charge fiscale s'allège. En cas d'impôts directs,
les effets combinés Laffer-Armey sont extrêmement forts,
et l'Irlande a l'a prouvé. Leurs recettes fiscales ont
continué à augmenter en baissant la charge fiscale.
La deuxième erreur est de se focaliser sur la proportion
relative des dépenses sociales comme un pourcentage de PIB ;
Considérez les chiffres réels. Combien les
défavorisés reçoivent-ils réellement en
allocations sociales? C'est cela qui intéresse les
citoyens. Dans tous les grands secteurs de la sécurité
sociale, les dépenses sociales réelles ont
augmenté plus rapidement en Irlande qu'en Belgique, sauf dans le
secteur du chômage, mais ceci est en raison de la baisse du
chômage irlandais qui se situe au tiers de son niveau de 1985.
Par chômeur, les allocations de chômage irlandaises sont
maintenant supérieures aux belges.
L'Irlande est surtout championne absolue en matière
d'allocations familiales. En 18 ans, les allocations familiales
irlandaises ont augmenté de 262% ; En Belgique ces allocations
ont même légèrement baissé. Les Belgique a
continué à se focaliser sur un scénario de
rétrécissement via des économies sur les
dépenses sociales: nous sommes, en Belgique, sur la route de la
destruction graduelle de notre système de sécurité
sociale.
Dans une ère de population vieillissante, les nations
européennes ne pourront conserver leur système de
sécurité sociale que par la croissance, la croissance et
encore la croissance. Même le ministre belge du budget Vande
Lanotte s'en est récemment rendu compte. Malheureusement il ne
réalise pas encore que cette croissance ne peut être
atteinte qu'en allégeant la charge fiscale. Il entend forcer la
croissance en augmentant le degré de participation; reculant
l'âge de retraite et par des mesures semblables. Mais c'est
s'attaquer aux symptômes et pas apporter un remède. Si
Vande Lanotte veut guérir la Belgique de sa maladie (un
taux de participation trop faible), il doit s'attaquer à
sa cause qui n'est rien d'autre que la démotivation,
conséquence d'une charge fiscale paralysante.
Car qui créera les emplois pour absorber la participation
augmentée ? Voilà une question que le ministre ne se pose
pas. Ne voit-il pas qu'il n'y a plus de starters en Belgique et que
cela est dû au climat d'entreprendre déplorable ? Ne
voit-il pas que c'est la taxation extrême qui est à
l'origine de ce climat? Ne voit-il pas les statistiques : un
chiffre d'entreprises qui délocalisent montant en flèche?
La Belgique -et l'Europe entière d'ailleurs- se vident. Sous
Schroeder le chômage allemand a maintenant atteint les 5
millions, chiffre identique à la grande dépression de
1929. Selon ces scénarios déflatoires, l'Europe se
dirige vers l'effondrement total.

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Une
autre de vos idées est un remplacement de la charge fiscale
directe par une imposition sur la consommation.
Cela n'est pas simplement une autre idée ! C'est une des
conclusions fondamentales de notre analyse-régression. Nous
avons constaté que les pays avec des impôts sur la
consommation plus prononcés ont un taux de croissance plus
important que les pays avec une partie plus élevée
d'impôts directs. Malgré que nous n'ayons pas de liens
avec ce parti politique nous approuvons totalement les idées de
Vivant sur ce point, ainsi que d'ailleurs l'initiative
européenne récente du premier Verhofstadt dans cette
direction.
Le problème est que nos dépenses publiques ont
augmenté de façon explosive depuis les années
soixante. Les impôts sur les revenus et les impôts sur les
bénéfices ont pris toute la charge de cette augmentation.
Les impôts sur le revenu familial ont doublé depuis 1965 ;
les impôts sur la consommation ont à peine changé.
Quand le modèle belge de sécurité sociale a
été conçu, la proportion entre impôts
directs et indirects étaient équilibrée. Mais au
cours du temps, la structure des recettes fiscales est devenue
déséquilibrée. Trop d"impôts directs
démotivent la contribution productive au système, et les
impôts sur la consommation relativement bas favorisent la
consommation au détriment des investissements. Un avantage
supplémentaire d'un impôt sur la consommation est que la
production intérieure n'aurait plus à porter toute la
charge de notre sécurité sociale, mais qu'aussi les
produits étrangers porteraint leur part équitable dans
cette charge.
Un rééquilibrage de la charge fiscale peut en effet aider
à stimuler la croissance, mais l'objectif principal doit rester
un allégement substantiel de la charge fiscale totale. Le FMI en
vient d'ailleurs aux mêmes conclusions dans son étude de
juillet 2004.
http://www.fma.gv...
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Mais la Belgique est tout de même sur le bon chemin maintenant sous le gouvernement libéral-socialiste ?
On le dit en en effet. Regardons toutefois les vrais chiffres. La
croissance stagne en dessous des 2%, et les autorités prennent
toujours plus de 50% de la création de richesse belge. Ce
chiffre est toujours au plus haut dans le monde entier. Alarmante
toutefois est la constatation que les dépenses publiques hors
intérêts sur la dette de l'Etat ont continué d'
augmenter de 42,9% en 2000 jusque 46,1% du PIB en 2005. En d'autres
termes, l'avantage offert par des taux d'intérêt bas a
été complètement consommé dans toutes
sortes de nouvelles dépenses. Sans aucune coupe dans le Budget,
les Belges auraient pu prendre avantage de l'évolution sur le
marché des intérêts pour diminuer [le poids du
secteur public ?] de plus de 3%. Cependant, l'on a choisi encore une
fois pour de nouvelles dépenses.
Or, on ne peut dépenser un euro qu'une seule fois. Si les
autorités choisissent de le faire dans toutes sortes de projets
agréables mais peu productifs, ils privent le secteur
privé de ces ressources, où elles auraient pu être
utilisées pour des usages bien plus productifs tels que des
investissements dans des nouvelles machines, des nouvelles usines, des
maisons efficaces quant à l'énergie, ou dans la recherche
sur de nouveaux produits par exemple. Tant que les autorités
continuent à financer toujours de nouvelles initiatives
publiques, ils ne pourront bien jamais abaisser la charge fiscale.
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Une
conclusion controversée de votre recherche est qu'une
réduction des taux d'intérêts n'aide pas à
stimuler la croissance.
Nous avons été étonnés nous-mêmes par
le résultat de l'analyse, et, au début, nous pensions
avoir fait une erreur dans le traitement des données. Pourtant,
après les vérifications d'usage, le résultat a
été confirmé. Une politique de baisse de taux
d'intérêt bas n'a pas eu le moindre effet positif sur la
croissance des 15 pays de l'UE examinés.
D'ailleurs nous ne sommes pas seuls à avoir fait de telles
observations. L'on remarque que quinze années de taux
d'intérêts quasiment à zéro au Japon n'ont
pas été en mesure de donner le moindre stimulus à
la défaillante croissance japonaise. L'on remarque la même
chose en Suisse, qui a connu le taux de croissance le plus faible
d'Europe en dépit de leurs taux d'intérêt les plus
bas du continent.
Cette constatation s'explique par le fait qu'un abaissement des taux
d'intérêt dans des pays tels que la Belgique a
également, outre un effet positif sur les dépenses des
consommateurs et des investisseurs potentiels, des effets très
négatifs. Des intérêts bas causent une diminution
du revenu des épargnants, la balance des paiements en soufre
puisque des pays comme la Belgique reçoivent beaucoup plus
d'intérêt de l'étranger qu'ils n'y en paient. De
plus, une politique d'argent bon marché donne toujours lieu
à une hausse de l'inflation. Soit les prix à la
consommation soit les prix des biens d'investissement devront monter
et, dans beaucoup de cas, les deux.
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L'inflation est sous contrôle non?
La hausse des prix des produits de consommation est en effet encore
assez limitée. En Europe, c'est grâce aux
bénéfices de la mondialisation et de l'importation
massive des produits de consommation bon marché des pays
à bas salaires. Cependant, les prix des produits et surtout des
services produits localement montent rapidement : les services de
réparation, le soins de santé, les soins pour les
personnes âgées par exemple.
Mais l'on sous-estime surtout l'impact négatif sur la
prospérité, de l'inflation du prix des biens
d'investissement. Ces biens grèvent une partie bien trop
importante du budget des ménages, et leur richesse. Pensons aux
prix des terrains à bâtir, des logements et des prix des
terrains industriels, par exemple. Mais les obligations et les actions
également ont maintenant atteint un niveau de prix instable
où les rendements sont à un niveau historiquement bas.
Tous ces biens d'investissement ne se retrouvent évidemment pas
dans l'index de consommation de la Banque centrale européenne.
Nous faisons des recherches complémentaires à ce sujet.
Ce résultat fascinant de notre analyse est tout à fait
fondamental. S'il était confirmé, il signifierait pas
moins que la politique de taux d'intérêt faible de la BCE
est bien sûr très bénéficiaire aux banques
et aux grands débiteurs tel que l'Etat, mais serait
contreproductive pour le développement de la
prospérité des citoyens européens.
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WorkForAll plaide aussi en faveur de structures administratives décentralisées.
Nous avons en effet également vérifié si la taille
des nations affectait le taux de croissance et la création
d'emplois. Nous avons constaté que les petites nations ont un
taux de croissance significativement supérieur au taux des
grands pays. Nous n'avons certainement pas trouvé d'avantages
d'échelle dans notre étude comme on pourrait l'anticiper.
Cette conclusion est d'ailleurs confirmée dans beaucoup d'autres
recherches pertinentes à ce sujet "The Size of Nations"
(PDF),
L'on explique cette constatation par le fait qu'une administration trop
centralisée dans les grands pays mène à des
décisions stéréotypées qui ont des effets
négatifs pour certaines sous-régions
particulières.
Nous nous positionnons donc en faveur d'une administration
décentralisée et nous avons des doutes sérieux
à l'égard des avantages que pourrait avoir une
délégation de toujours plus de pouvoirs aux
Autorités centrales de l'Union européenne.
Quand il y a tant de preuves démontrant qu'une telle
politique est avantageuse pour la croissance, la
prospérité aussi bien que pour la création
d'emplois, pourquoi les gouvernements n'appliquent-ils pas ces
politiques partout ?
Les preuves historiques et scientifiques sont en effet
écrasantes. De telles politiques stimulant la croissance et la
production ont simplement fonctionné partout où elles ont
été appliquées. Cela a été le cas
aux Etats-Unis sous Reagan, cela a été le cas en Islande
sous Oddson, cela est le cas de l'Irlande aujourd'hui, et même le
«Miracle industriel» allemand sous Erhard était un
modèle-type de politique stimulante caractérisée
par des allègements massifs de la charge fiscale.
Au fond, une telle politique repose sur les principes économiques les
plus élémentaires: un ménage qui dépense plus qu'il n'en gagne devient
pauvre. C'est le cas pour les ménages et c'est le cas pour les nations.
Un pays qui produit plus qu'il ne consomme devient prospère. Si l'on
veut la prospérité et des emplois, il faut stimuler la production et
non pas la consommation. Le principe est en fait aussi simple que cela.
Pourquoi l'on ne l'applique pas partout ?
Pour un changement fondamental de la politique économique, il
faut une majorité, et nos politiciens pensent à court
terme et très souvent encore en termes d'idéologie et de
lutte des classes. Ils pensent rarement à l'intérêt
commun, et moins encore à l'intérêt de la
génération suivante. Ils ne connaissent simplement pas
les chiffres et ne se rendent pas compte de l'impact d'un mauvais
choix.
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Si la Belgique avait suivi en 1985 les politiques telles que l'Irlande
les a choisies, notre population serait deux fois plus prospère
qu'elle ne l'est aujourd'hui. La dette publique aurait
été réduite à 35% du PIB, et les employeurs
se battraient pour engager. Les Belges sont simplement passés
à côté de 20 années de progrès
à cause de choix politiques erronés. Chaque jour de
retard nous coûte de l'emploi et de la prospérité.
Pour convaincre une majorité de tels faits, il faut des hommes
d'Etat avec vision et surtout l'enthousiasme pour changer les choses
vers le mieux.

Vous reprochez aussi aux médias et à l'enseignement d'être « conservateurs »
La responsabilité de l'Enseignement et des médias est en effet
écrasante. Même aujourd'hui la doctrine keynésienne est toujours
enseignée dans nos universités comme une manière géniale de stimuler
l'économie. L'on oublie que la théorie a maintenant soixante-dix ans
d'âge, et que l'idéologie date de l'ère glorieuse de l'économie
planifiée. Pouvez-vous imaginer nos médecins en train à nous guérir
avec les connaissances et l'équipement médicaux des années trente ?
La génération actuelle de politiciens et de journalistes a été élevée
avec la doctrine keynésienne, et ne se rend pas compte qu'une nouvelle
génération d'économistes s'est présentée depuis. Dans la recherche
moderne la doctrine keynésienne a été contrée avec des preuves
empiriques écrasantes. Les politiciens et les journalistes ne se
rendent pas compte que depuis qu'ils sont diplômés, la science
économique a considérablement évolué. Beaucoup n'ont probablement
jamais entendu parler de Hayek, Laffer, Armey, Friedman ou l'école
autrichienne. Il faudra peut-être une autre génération encore avant que
cela filtre jusque dans les esprits de nos dirigeants politiques et
syndicaux. Nous pouvons seulement espérer que l'Europe ne vivra pas sur
un cimetière industriel et sous une dictature d'ici là. Néanmoins la
dernière déclaration de Barroso nous donne un léger espoir.
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SOURCES et LIENS
ANTONIO
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