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1st May 2004,

Labor Day

FAQ FR

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 Causes de Croissance differentielle en Europe.
Polique fiscale pour la Croissance et la Création d' Emplois.

Depuis 18 ans, de 1984 à 2002, le niveau de prospérité en Irlande a progressé de 167% contre 42% seulement en Belgique. En une demi-génération, l'Irlande est passée du rang de second pays le plus pauvre d'Europe à celui de second pays le plus prospère. Les écarts en matière de création d'emplois sont simulaires.  Quelles sont les causes de ces différences de croissance? L 'Irlande connaît une charge fiscale globale particulièrement modeste et et une répartition équilibrée des impôts directs et indirects.  La politique fiscale irlandaise s'est apparu efficace, et est imitatée dans l'Europe de l'Est. Le modele Irlandais est parfaitement appliquable en Belgique. Si l'on veut stimuler la croissance et l'emploi il sufit d'un rabaissement de la charge fiscale et d'une une répartition plus équilibrée des impôts sur le revenu et des impots sur la consommation.
 
Luc van Braekel. questionne WorkForAll
sur leur remarquable étude.

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Qui est WorkForAll ?
WorkForAll est un groupe de réflexion belge pluraliste et apolitique. Nous examinons des structures et des modèles sociaux quant à leur efficacité en matière de réalisation des objectifs sociaux. WFA transcende le clivage gauche-droite. Hors de toute idéologie, il mesure la réussite de différentes politiques en matière d'emploi, de prospérité, de solidarité et de liberté individuelle.

Pourquoi cette initiative ?
Ni les citoyens ni la classe dirigeante n'ont une idée précise de l'efficacité des différentes façons d'administrer un pays. Les chiffres de croissance ou de création d'emplois dans les pays qui mènent une politique alternative sont généralement inconnus. Les citoyens forment leur opinion sur la base de sentiment, d'intuition vague ou sur base d'une idéologie rigide. Même nos dirigeants décident les lignes politiques sur base des mêmes motifs irrationnels, et non pas sur des critères scientifiques ou des constatations empiriques.

Depuis l'effondrement du Modèle des "Polders" hollandais, longtemps copié,  une nouvelle vague surfe sur le modèle scandinave. Les Scandinaves sont supposés aujourd'hui détenir la pierre philosophale. Il apparaît pourtant que le Danemark, la Suède et la Finlande ont échoué totalement ces dernières décennies en termes de création d"empois et de croissance, et qu'ils ont en conséquence développé très peu de nouvelles initiatives de solidarité depuis.

De telles idées, irrationnelles et dans le vent, sont nuisibles. L'on ne doit pas prendre exemple sur l'élève le plus faible de la classe. Les politiques basées sur l'idéologie, l'intuition ou les idées à la mode, bien trop souvent mènent à des initiatives politiques qui sont destructrices pour notre prospérité, notre liberté, notre solidarité ou notre emploi.


Comment en êtes-vous arrivé à cette initiative ?

Nous avons été stupéfaits devant les écarts remarquables des taux de croissance entre les pays européens. Pourtant ces pays connaissent un état de développement et une éthique de travail très similaires. Nous avons remarqué que le Danemark, par exemple, a connu une croissance de 35% seulement pendant 18 ans soit entre 1984 et 2002. La prospérité en Irlande par contre a progressé de 167% pendant la même période.

En moins d'une demie génération l'Irlande a évolué du statut du pays le deuxième plus pauvre au pays le second plus riche de l'Europe. Nous avons constaté des différences similaires en matière de création d'emplois. Nous nous sommes demandés ce qui causait ces écarts de croissance, et si d' autres pays pourraient égaler les performances économiques et sociales de pays comme l'Irlande ou le Luxembourg.

Sur quoi votre recherche est-elle basée ?
   
Plusieurs facteurs qui favorisent la croissance de la prospérité sont connus de la littérature économique. Il est connu depuis longtemps, par exemple, qu'il y a une relation inversement proportionnelle entre la croissance et la de charge fiscale. Gwartney et aussi Laffer et Armey font figure de pionniers grâce à leur recherche sur cette question. Gwartney a examiné les causes des écarts de croissance entre les pays de l'OCDE sur une longue période, entre 1960 et 1996. Il a constaté que, pendant cet intervalle de temps, dans les pays où les dépenses publiques étaient inférieures à 25% du PIB, la richesse a progressé en moyenne de 6,6% par an. Dans les pays ou les dépenses publiques étaient supérieures à 60% du PIB, le taux de croissance était de 1,6% seulement. Gwartney a apporté la preuve de la forte relation négative entre les dépenses publiques -et donc la charge fiscale - et la croissance économique.

Cette relation apparaît tout aussi évidente dans le diagramme détaillant la relation entre la croissance et les dépenses publiques des états membres de l'UE. Une relation négative plus forte encore apparaît sur le diagramme entre la croissance  et la charge fiscale sur les salaires: plus la charge fiscale est haute, plus la croissance est basse.

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Mais, outre la charge fiscale, n'y a-t-il pas d'autres facteurs influençant la croissance?  

Oui bien sûr ! Notre groupe a examiné pas moins de 25 causes possibles d'écarts de croissance de manière identique. Parmi d'autres : l'influence de la pyramide des âges, le niveau d'éducation, l'inflation, les heures de travail annuelles, le taux d'épargne, les taux d'intérêt, la proportion entre les impôts directs et indirects, le montant des dépenses publiques, l'influence de l'accession à l'UE etc.. Toutes ces données sont connues de l'
OCDE, et ont été incorporées dans un modèle compréhensif de régression multiple, dans lequel des décalages de temps jusqu'à quatre années ont été considérés.

La technique de régression multiple permet de calculer avec précision mathématique l'effet exact et le poids relatif de chacun des facteurs individuels quand plusieurs causes sont en jeu simultanément. C'est avec la même technique que la science médicale établit des relations entre nos habitudes alimentaires et notre santé, notre espérance de vie ou des phénomènes de maladie. Sur notre site internet, l'on peut examiner les résultats de notre analyse de régression.
http://www.workfo... 

La conclusion la plus importante de cette recherche, qui explique 93% des écarts de croissance, est que deux causes principales expliquent un taux de croissance faible : les dépenses publiques excessives d'un coté et une structure fiscale démotivante, avec un poids trop lourd sur la main d'oeuvre, le revenu et le bénéfice d'autre part. Ces deux facteurs ont le plus grand impact sur la croissance parmi les 25 causes possibles examinées. Bien plus importants d'ailleurs que l'impact du niveau d'éducation, ou même la pyramide des âges. Une diminution des dépenses publiques de 1% peut ainsi facilement entraîner un taux de croissance annuel supplémentaire de 0,6%. Les résultats de notre recherche sont d'ailleurs largement confirmés par une étude du FMI de juillet 2004. Le FMI a utilisé la technique de recherche identique, mais a examiné un groupe de pays différents pendent une période de temps différente.     http://www.fma.gv...

En outre,  nous avons constaté qu‘un déficit budgétaire ainsi qu'un abaissement des taux d'intérêt n'avaient aucun d'effet positif sur la croissance économique. Ceci contredit les thuriféraires des politiques keynésiennes.
Ces calculs abstraits ne signifient pas grand chose pour nos lecteurs.   
   
C'est pourtant la procédure scientifique appropriée pour résoudre un tel problème. Malheureusement, on ne peut pas illustrer une ligne imaginaire dans l'espace 25-dimentionnel au moyen de graphiques bi-dimentionnels. On est obligé de faire appel à la mathématique. Afin de pouvoir illustrer nos résultats, nous avons aussi comparé deux pays qui ont mené une politique économique et fiscale complètement opposée: la Belgique et l'Irlande.

En 1985 la situation économique irlandaise est désastreuse, pire même qu'en Belgique: des déficits budgétaires excessifs, des taux de croissance faibles, et une richesse équivalent à 65% du niveau belge. Le chômage irlandais de 17% est  bien supérieur au taux Belge de 10%.

Jusqu'en 1985, les deux pays mènent des politiques keynésiennes similaires, laissant échapper les dépenses publiques. En 1983 les dépenses publiques belges dépassent le cap psychologique de 50% du PIB pour la première fois. Cela s'accompagne d'une augmentation continue de la charge fiscale, de la dette publique, et des dépenses publiques improductives. La spirale négative est initiée.

Sur les graphiques, l'on remarque que jusqu'en 1980 les dépenses publiques irlandaises et belges évoluent approximativement de la même façon, et que les taux de croissance des deux pays évoluent parallèlement.

Cependant, en 1985, l'Irlande change radicalement de politique. Le gouvernement allège radicalement la charge fiscale. Toutes les dépenses publiques « superflues » sont supprimées, et dans un laps de temps de seulement trois ans, les dépenses publiques sont réduites de 20%. De cette manière l'Irlande connaît une période de croissance explosive de 5,6% en moyenne par an entre 1985 et 2002. Ceci est à peu près le triple du taux de croissance belge.

A la même époque, la Belgique choisit une politique économique totalement différente. Notre pays ne veut pas toucher à la charge fiscale, mais essaie de stimuler l'économie au moyen de mesurettes. Même sous des conditions cycliques favorables, les dépenses publiques sont restées au-dessus du niveau des 50% du PIB. Conséquence de cette politique, la croissance belge a continué de stagner autour de 1,9%. En 2003, l'Etat confisquait toujours 51,4% de la création de la richesse belge. Entre-temps les autorités irlandaises ont fait reculer les dépenses publiques à 35,2% de leur PIB.



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Aujourd'hui l'Etat belge pèse 46% plus lourd que l'Etat irlandais, et l'écart des taux de croissance en est en conséquence. Bien que la prospérité irlandaise était à peine la moitié de celle de la Belgique en 1970, aujourd'hui les Irlandais sont devenus bien  plus prospères que les Belges.

Suite à la création hors-norme de richesses, les autorités irlandaises disposent aujourd'hui de marges de manoeuvre beaucoup plus larges pour toutes sortes d'initiatives sociales, culturelles et écologiques puisqu' en termes réels le gouvernement irlandais dispose de plus de ressources que le gouvernement belge.

Mais cette prospérité se ressent surtout dans le portefeuille des citoyens irlandais. L'augmentation du PIB par tête de 167% accompagnée d'une baisse de la charge fiscale d'un tiers revient à multiplier le revenu disponible par  3,5 et ce, en 17 ans. Pouvez-vous vous imaginer que cela signifie ?

 
L'on remarque cette explosion de richesse dans tous les aspects de la vie quotidienne irlandaise. En Irlande, règne un optimisme sans faille. Autour de Dublin, une forêt de grues bouche l'horizon. Dans la campagne, on voit partout de nouveaux logements, les modèles de voiture les plus récents, des usines et des bureaux modernes. La prospérité est palpable également  dans la rénovation intensive des quartiers populaires, et dans le soin apporté à la qualité de l'environnement. Le bien-être est perceptible à travers une criminalité quasi-inexistente, pour preuve : les portières des voitures qu'on ne ferme pas. Le bonheur de la population se lit dans les yeux des gens, dans le taux de natalité, et dans le classement comparatif du bien-être du pays. Dans ce classement, l'Irlande est maintenant le pays le plus agréable à vivre au monde, et cela malgré le climat assez pluvieux.  


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Des performances très impressionnantes en effet. Comment cette politique stimulant la croissance et les opportunités s'est concrètement mise en place ?
   
Pour l'essentiel, l'Irlande a mis au point une réduction substantielle de la charge fiscale sur le travail et sur les bénéfices; en d'autres termes : une diminution des impôts directs. Cette politique a eu pour résultat de motiver les gens au travail: cela les a stimulé à entreprendre, à prendre un risque commercial, à faire une heure supplémentaires ou à retarder l'âge de la retraite. Bien sûr, cela ne peut fonctionner avec la vague promesse d'un allègement fiscal mineur qui sera d'application dans un avenir bien lointain, comme c'est le cas dans beaucoup de pays. L'allègement fiscal doit être substantiel et doit se faire sentir tout de suite.

Entre 1985 et 2001 l'Irlande a diminué la charge fiscale sur les salaires de 37% en 1985 à 19,3% en 2001. Il s'agit donc, globalement,  d'une baisse de moitié. En Belgique, les charges sur la main d'oeuvre ont même continué à s'alourdir, passant de 46% en moyenne en 1985 à 47,9% en 2001. Aujourd'hui les charges salariales belges sont 2,5 fois plus lourdes qu'en Irlande. Est-il surprenant qu'aucun Belge ne soit prêt à faire une heure supplémentaire, et que les entreprises se sauvent du pays à une cadence toujours plus rapide ?

Mais c'était surtout la réduction des taux sur les bénéfices des entreprises qui a amélioré de façon drastique le climat entrepreneurial irlandais. A l'époque où l'Irlande était au plus fort de la crise économique (en 1985), la charge fiscale sur les bénéfices était de 50%. En 2002, l'Irlande avait réduit ce taux à 16%.

En Belgique, la réduction des taux d'imposition sur les bénéfices a été marginale, et clairement insuffisante pour entraîner le moindre effet. La diminution récente des taux d'imposition belges doit toujours être « budgétairement neutre » et est compensée par des limitations de plusieurs déductions. En fait, la réduction était conçue pour « embellir » les chiffres publiés au niveau international, et n'ont pas eu le moindre effet réel.

 Mais les allègements fiscaux, ça profite surtout aux riches non ?

Ceci est exactement le malentendu entretenu par les idéologies basées sur la jalousie qu'on voit encore dans beaucoup de pays. En réalité, les politiques stimulant la croissance, tout le monde en bénéficie, et l'ouvrier ou le chômeur ou les défavorisés certainement pas moins que les autres. Il suffit de voir la création d'emplois et les dépenses sociales en Irlande. Depuis 1985, l'Irlande a créé 31,2% d'emplois nouveaux. En Belgique avec une politiques dite « sociale » et d'innombrables mesures de création d'emplois coûteuses, on a à peine créé 7,6% de nouvelles occupations, et en grande partie dans la fonction publique.


Une réduction des taux ne mène pas à une réduction des dépenses sociales ?  

Il est faux de penser qu'une réduction de la taxation fiscale mène à des recettes fiscales moindres. Rien n'est moins vrai. Ici, l'effet Laffer se fait sentir. Chaque réduction des taux élargit la base d'impôts parce que l'évasion et la fraude fiscale deviennent moins profitables. Les autorités flamandes ont d'ailleurs déjà connu une première expérience des avantages de ce phénomène qu'on appelle l'effet Laffer. Depuis que les taux des droits de succession ont été abaissés, les recettes fiscales sur les héritages ont augmenté de façon spectaculaire.

En outre, alléger les droits de succession ne pousse évidemment pas à mourir plus tôt ! En revanche, baisser l'impôt sur les revenus et les bénéfices est un facteur de motivation. à faire une heure supplémentaire, à entreprendre, ou à retarder l'âge de la retraite. Ceci élargit l'assiette imposable encore davantage. De plus, les ressources ainsi retournées au secteur privé y sont investies beaucoup plus productivement que dans le secteur public. L'Irlande a démontré l'efficacité des effets combinés Laffer-Armey dans le cas des impôts directs. Ses recettes fiscales ont continué à augmenter avec l'allègement de la charge fiscale.

Une deuxième erreur est de sous-estimer la dynamique de la croissance. En pourcentage du PIB les dépenses sociales irlandaises sont en effet restées à peu près constantes, tout comme c'était le cas en Belgique.
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Mais la dynamique de la croissance a fait que les dépenses sociales irlandaises en termes réels ont augmenté de 118% entre 1980 et 1998. En Belgique, les dépenses sociales ont augmenté de 43% seulement. Et croyez-nous: les défavorisés Irlandais ont apprécié cette hausse des allocations! L'Irlande a prouvé qu'une politique stimulant les opportunités est en réalité beaucoup plus sociale que l'alternative keynésienne, destinée à stimuler la consommation.
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 L'Irlande a-t-elle créé des emplois dans tous les secteurs?
 
Rappelons que, tous secteurs confondus, l'Irlande a créé 31% de nouveaux emplois entre 1985 et 2002. La Belgique en a créé à peine 7,6%. On trouve la plus forte croissance  dans le secteur des services: +106% contre +15,8% en Belgique. Mais fort remarquablement en Irlande,  même l'industrie est parvenue à créer 32% de nouveaux emplois entre 1980 et 2003. En Belgique l'emploi industriel s'est effondré en 1999 jusqu'à 75% du niveau de 1980. Depuis, la Belgique a communiqué ses chiffres à l"OCDE de façon discontinue. Cependant, dans le secteur agricole, une évolution identique s'est fait sentir dans les deux pays : une diminution graduelle de l'emploi. Mais l'emploi agricole aujourd'hui a un impact moins important.

C'est une idée très répandue que la désindustrialisation européenne est un phénomène inévitable. L'Irlande a prouvé que la désindustrialisation n'est pas une fatalité, et que même les pays de l'Europe peuvent encore augmenter leur emploi industriel. Toutefois, même le célèbre professeur De Grauwe accepte maintenant la désindustrialisation, et minimise l'impact de ce phénomène, le considérant comme un « problème mineur ». La perte des emplois dans l'industrie sera absorbée par le gain d'emplois dans le secteur tertiaire.

Il faut reconnaître que la grande question est bien sûr à qui le secteur tertiaire vendra ses services ! Les architectes pourraient n'avoir plus à dessiner beaucoup d'usines. Les ateliers de production n'auront plus besoin de services de nettoyage, les entreprises n'auront plus besoin d'énormément de conseillers, les banques ne financeront que peu d'exportations, et même le fisc n'aura plus à contrôler beaucoup de sociétés. Vendre des services aux chômeurs ou à l'étranger? Les services sont intensifs en main-d'oeuvre plus encore que l'industrie, et ne pensez surtout pas qu'un Européen soit  doté de plus de cellules cérébrales qu'un Indien ou un Chinois moyen.


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Mais beaucoup de pays font face à une dette publique gigantesque. Leur marge de manoeuvre est limitée.

La dette de l'Etat gigantesque dans beaucoup de pays est la conséquence logique d'années de déficits budgétaires et de politique keynésienne stérile. En Belgique, cela a culminé sous l'administration désastreuse du ministre du budget socialiste Guy MATHOT, qui a été jusqu'à déclarer publiquement que les déficits étaient venus par eux-mêmes et qu'ils s'en iraient de la même façon ! Bien sûr, c'était une folie, du point de vue économique, que d'accumuler une dette pareille, et une injustice morale envers les générations futures. Du vol pur et dur au détriment des enfants ou même de personnes à naître. L'on doit se débarrasser de cette dette. La seule question est comment.

On peut naturellement essayer de la rembourser le plus vite possible. En Belgique, même avec un taux d'épargne important de 14%, cela prendrait 8,85 années à condition que l'ensemble du budget de l'Etat soit consacré à la réduction de la dette. Mais dans ce cas, rien ne resterait pour investir. Pas une seule machine, pas une seule maison. On pourrait l'étaler aussi sur 17,7 années, mais là aussi il faudrait diminuer de moitié l'investissement avec des conséquences désastreuses pour la compétitivité et la prospérité. Rembourser la dette publique de cette manière est beaucoup trop lent et va toujours nuire aux investissements.

Une alternative ? Réduire la proportion Dette publique/PIB en se fixant sur le dénominateur de cette fraction, et non pas sur le nominateur. En d'autres termes, on doit viser à un taux de croissance important. C'est exactement ce qu'a fait l'Irlande.

En 1986, la dette publique irlandaise se montait à 111% du PIB, presque tout aussi désastreuse qu'en Belgique avec 124%. Les allègements fiscaux irlandais cependant ont entraîné une croissance inégalée de 5,6% en moyenne les vingt dernières années. La Belgique s'est focalisée sur le nominateur de la fraction en s'imposant des économies dans quasiment tous les secteurs pour rembourser la dette publique. Cette politique a eu des effets déflatoires catastrophiques, et en conséquence, la croissance a continué à stagner autour de 1,9%.



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Au bout de 17 années, un écart des taux de croissance exponentiels supérieur à 3% entraîne une importante différence : l'Irlande augmenté son PIB par un facteur 2,67 ; la Belgique par un facteur 1,42 seulement. L'Irlande a augmenté le dénominateur de la fracture Dette / PIB avec ce facteur de 2,67, la Belgique avec son facteur 1,42. De cette manière la dette irlandaise va descendre à 30% du PIB en 2005. Au prix de beaucoup de sacrifices, la dette publique belge sera toujours 98% du PIB fin de cette année.

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Et qu'en est-il du chômage sous une politique de stimulation  de la croissance?

Dans de nombreux pays, on croit erronément que le travail disponible est une quantité limitée et statique qui doit être partagée. Rien n'est moins vrai. Les allègements fiscaux sont le moteur de l'innovation, des nouvelles initiatives et de la création d'emplois particulièrement dans le secteur productif. On s'en aperçoit dans les statistiques irlandaises du chômage. En 1985, le chômage irlandais était pire qu'en Belgique: 17% de chômeurs contre 10%. En 2003, l'Irlande a réduit ce taux de chômage à 4,6%. En réalité, cela signifie que les employeurs irlandais sont à la recherche permanente d'ouvriers, d'employés et de cadres, contrairement à la Belgique.

La crainte que les taux d'imposition et les contributions sociales modérés attirent des entreprises des pays étrangers plus gourmands est basée sur le même malentendu. Ce raisonnement suppose que le nombre d'entreprises et leur taille sont des quantités invariables qui devraient être partagées parmi les nations. Ce raisonnement suppose que l'âpreté au travail et l'enthousiasme à entreprendre n'ont rien à voir avec la charge fiscale.

Or,  quand on laisse aux gens une partie plus importante du fruit de leur travail, leur contribution productive augmente sensiblement. Un abaissement de la charge fiscale motive au  travail, à faire une heure supplémentaire, à oser prendre le risque de créer un commerce, et à retarder un peu la retraite. Les syndicalistes et politiciens qui ne comprennent pas cela. Ils devraient visiter la Chine actuelle. Sur leur chemin de retour ils peuvent jeter un coup d'oeil sur les désastres économiques et écologiques qu'a laissé le régime soviétique.

Tout comme la compétition entre les entreprises mène à la créativité et ultimement à l'usage optimal des ressources par définition limitées, la compétition fiscale entre les nations mène à l'optimisation des politiques. Chaque forme de cartel fiscal entre nations est tout aussi nuisible à l'emploi et à la prospérité que les monopoles ou des cartels entre entreprises sont nuisibles à la taille de leur marché. L'on peut craindre que la nouvelle constitution européenne sera mise en oeuvre pour imposer par décision majoritaire des taux d'impôts planchers aux Etats membres. Les pays qui voudraient adapter une politique de croissance semblable aux politiques irlandaises risquent de se voir fortement limités dans leur autonomie nationale de mettre en exécution une politique économique décidée démocratiquement par leurs citoyens. Sous cette nouvelle constitution, l'Europe risque de perpétuer une croissance stagnante depuis plusieurs décennies.  

Il paraît toutefois contradictoire que les dépenses sociales puissent augmenter tout en allégeant les charges fiscales et sociales ! 
 
Les chiffes des dépenses sociales sont publiquement connues et publiés sur le site internet de 
l'  OCDE, !    La première erreur est de penser les recettes fiscales baissent quand la charge fiscale s'allège. En cas d'impôts directs, les effets combinés Laffer-Armey sont extrêmement forts, et l'Irlande a l'a prouvé. Leurs recettes fiscales ont continué à augmenter en baissant la charge fiscale.

La deuxième erreur est de se focaliser sur la proportion relative des dépenses sociales comme un pourcentage de PIB ; Considérez les chiffres réels. Combien les défavorisés reçoivent-ils réellement en allocations  sociales? C'est cela qui intéresse les citoyens. Dans tous les grands secteurs de la sécurité sociale, les dépenses sociales réelles ont augmenté plus rapidement en Irlande qu'en Belgique, sauf dans le secteur du chômage, mais ceci est en raison de la baisse du chômage irlandais qui se situe au tiers de son niveau de 1985. Par chômeur, les allocations de chômage irlandaises sont maintenant supérieures aux belges.

L'Irlande est surtout championne absolue en matière d'allocations familiales. En 18 ans, les allocations familiales irlandaises ont augmenté de 262% ; En Belgique ces allocations ont même légèrement baissé. Les Belgique a continué à se focaliser sur un scénario de rétrécissement via des économies sur les dépenses sociales: nous sommes, en Belgique, sur la route de la destruction graduelle de notre système de sécurité sociale.

Dans une ère de population vieillissante, les nations européennes ne pourront conserver leur système de sécurité sociale que par la croissance, la croissance et encore la croissance. Même le ministre belge du budget Vande Lanotte s'en est récemment rendu compte. Malheureusement il ne réalise pas encore que cette croissance ne peut être atteinte qu'en allégeant la charge fiscale. Il entend forcer la croissance en augmentant le degré de participation; reculant l'âge de retraite et par des mesures semblables. Mais c'est s'attaquer aux symptômes et pas apporter un remède. Si Vande Lanotte  veut guérir la Belgique de sa maladie (un taux de participation trop faible),  il doit s'attaquer à sa cause qui n'est rien d'autre que la démotivation, conséquence d'une charge fiscale paralysante.

Car qui créera les emplois pour absorber la participation augmentée ? Voilà une question que le ministre ne se pose pas. Ne voit-il pas qu'il n'y a plus de starters en Belgique et que cela est dû au climat d'entreprendre déplorable ? Ne voit-il pas que c'est la taxation extrême qui est à l'origine de ce climat?  Ne voit-il pas les statistiques : un chiffre d'entreprises qui délocalisent montant en flèche? La Belgique -et l'Europe entière d'ailleurs- se vident. Sous Schroeder le chômage allemand a maintenant atteint les 5 millions, chiffre identique à la grande dépression de 1929.  Selon ces scénarios déflatoires, l'Europe se dirige vers l'effondrement total. 

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Une autre de vos idées est un remplacement de la charge fiscale directe par une imposition sur   la consommation.
   
Cela n'est pas simplement une autre idée ! C'est une des conclusions fondamentales de notre analyse-régression. Nous avons constaté que les pays avec des impôts sur la consommation plus prononcés ont un taux de croissance plus important que les pays avec une partie plus élevée d'impôts directs. Malgré que nous n'ayons pas de liens avec ce parti politique nous approuvons totalement les idées de Vivant sur ce point, ainsi que d'ailleurs l'initiative européenne récente du premier Verhofstadt dans cette direction.

Le problème est que nos dépenses publiques ont augmenté de façon explosive depuis les années soixante. Les impôts sur les revenus et les impôts sur les bénéfices ont pris toute la charge de cette augmentation. Les impôts sur le revenu familial ont doublé depuis 1965 ; les impôts sur la consommation ont à peine changé. Quand le modèle belge de sécurité sociale a été conçu, la proportion entre impôts directs et indirects étaient équilibrée. Mais au cours du temps, la structure des recettes fiscales est devenue déséquilibrée. Trop d"impôts directs démotivent la contribution productive au système, et les impôts sur la consommation relativement bas favorisent la consommation au détriment des investissements. Un avantage supplémentaire d'un impôt sur la consommation est que la production intérieure n'aurait plus à porter toute la charge de notre sécurité sociale, mais qu'aussi les produits étrangers porteraint leur part équitable dans cette charge.

Un rééquilibrage de la charge fiscale peut en effet aider à stimuler la croissance, mais l'objectif principal doit rester un allégement substantiel de la charge fiscale totale. Le FMI en vient d'ailleurs aux mêmes conclusions dans son étude de juillet 2004.
http://www.fma.gv...   

Mais la Belgique est tout de même sur le bon chemin  maintenant sous le gouvernement libéral-socialiste ?

On le dit en en effet. Regardons toutefois les vrais chiffres. La croissance stagne en dessous des 2%, et les autorités prennent toujours plus de 50% de la création de richesse belge. Ce chiffre est toujours au plus haut dans le monde entier. Alarmante toutefois est la constatation que les dépenses publiques hors intérêts sur la dette de l'Etat ont continué d' augmenter de 42,9% en 2000 jusque 46,1% du PIB en 2005. En d'autres termes, l'avantage offert par des taux d'intérêt bas a été complètement consommé dans toutes sortes de nouvelles dépenses. Sans aucune coupe dans le Budget, les Belges auraient pu prendre avantage de l'évolution sur le marché des intérêts pour diminuer [le poids du secteur public ?] de plus de 3%. Cependant, l'on a choisi encore une fois pour de nouvelles dépenses.

Or, on ne peut dépenser un euro qu'une seule fois. Si les autorités choisissent de le faire dans toutes sortes de projets agréables mais peu productifs, ils privent le secteur privé de ces ressources, où elles auraient pu être utilisées pour des usages bien plus productifs tels que des investissements dans des nouvelles machines, des nouvelles usines, des maisons efficaces quant à l'énergie, ou dans la recherche sur de nouveaux produits par exemple. Tant que les autorités continuent à financer toujours de nouvelles initiatives publiques, ils ne pourront bien jamais abaisser la charge fiscale.  

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Une conclusion controversée de votre recherche est qu'une réduction des taux d'intérêts n'aide pas à stimuler la croissance.

Nous avons été étonnés nous-mêmes par le résultat de l'analyse, et, au début, nous pensions avoir fait une erreur dans le traitement des données. Pourtant, après les vérifications d'usage, le résultat a été confirmé. Une politique de baisse de taux d'intérêt bas n'a pas eu le moindre effet positif sur la croissance des 15 pays de l'UE examinés.

D'ailleurs nous ne sommes pas seuls à avoir fait de telles observations. L'on remarque que quinze années de taux d'intérêts quasiment à zéro au Japon n'ont pas été en mesure de donner le moindre stimulus à la défaillante croissance japonaise. L'on remarque la même chose en Suisse, qui a connu le taux de croissance le plus faible d'Europe en dépit de leurs taux d'intérêt les plus bas du continent.

Cette constatation s'explique par le fait qu'un abaissement des taux d'intérêt dans des pays tels que la Belgique a également, outre un effet positif sur les dépenses des consommateurs et des investisseurs potentiels, des effets très négatifs. Des intérêts bas causent une diminution du revenu des épargnants, la balance des paiements en soufre puisque des pays comme la Belgique reçoivent beaucoup plus d'intérêt de l'étranger qu'ils n'y en paient. De plus, une politique d'argent bon marché donne toujours lieu à une hausse de l'inflation. Soit les prix à la consommation soit les prix des biens d'investissement devront monter et, dans beaucoup de cas, les deux.   

L'inflation est sous contrôle non?


La hausse des prix des produits de consommation est en effet encore assez limitée. En Europe, c'est grâce aux bénéfices de la mondialisation et de l'importation massive des produits de consommation bon marché des pays à bas salaires. Cependant, les prix des produits et surtout des services produits localement montent rapidement : les services de réparation, le soins de santé, les soins pour les personnes âgées par exemple.

Mais l'on sous-estime surtout l'impact négatif sur la prospérité, de l'inflation du prix des biens d'investissement. Ces biens grèvent une partie bien trop importante du budget des ménages, et leur richesse. Pensons aux prix des terrains à bâtir, des logements et des prix des terrains industriels, par exemple. Mais les obligations et les actions également ont maintenant atteint un niveau de prix instable où les rendements sont à un niveau historiquement bas. Tous ces biens d'investissement ne se retrouvent évidemment pas dans l'index de consommation de la Banque centrale européenne.

Nous faisons des recherches complémentaires à ce sujet. Ce résultat fascinant de notre analyse est tout à fait fondamental. S'il était confirmé, il signifierait pas moins que la politique de taux d'intérêt faible de la BCE est bien sûr très bénéficiaire aux banques et aux grands débiteurs tel que l'Etat, mais serait contreproductive pour le développement de la prospérité des citoyens européens.


WorkForAll plaide aussi en faveur de structures administratives décentralisées.  

Nous avons en effet également vérifié si la taille des nations affectait le taux de croissance et la création d'emplois. Nous avons constaté que les petites nations ont un taux de croissance significativement supérieur au taux des grands pays. Nous n'avons certainement pas trouvé d'avantages d'échelle dans notre étude comme on pourrait l'anticiper. Cette conclusion est d'ailleurs confirmée dans beaucoup d'autres recherches pertinentes à ce sujet  "The Size of Nations" (PDF),

L'on explique cette constatation par le fait qu'une administration trop centralisée dans les grands pays mène à des décisions stéréotypées qui ont des effets négatifs pour certaines sous-régions particulières.

Nous nous positionnons donc en faveur d'une administration décentralisée et nous avons des doutes sérieux à l'égard des avantages que pourrait avoir une délégation de toujours plus de pouvoirs aux Autorités centrales de l'Union européenne.
  Quand il y a tant de preuves démontrant qu'une telle politique est avantageuse pour la croissance, la prospérité aussi bien que pour la création d'emplois, pourquoi les gouvernements n'appliquent-ils pas ces politiques partout ? 

Les preuves historiques et scientifiques sont en effet écrasantes. De telles politiques stimulant la croissance et la production ont simplement fonctionné partout où elles ont été appliquées. Cela a été le cas aux Etats-Unis sous Reagan, cela a été le cas en Islande sous Oddson, cela est le cas de l'Irlande aujourd'hui, et même le «Miracle industriel» allemand sous Erhard était un modèle-type de politique stimulante caractérisée par des allègements massifs de la charge fiscale.







Erhard

Au fond, une telle politique repose sur les principes économiques les plus élémentaires: un ménage qui dépense plus qu'il n'en gagne devient pauvre. C'est le cas pour les ménages et c'est le cas pour les nations. Un pays qui produit plus qu'il ne consomme devient prospère. Si l'on veut la prospérité et des emplois, il faut stimuler la production et non pas la consommation. Le principe est en fait aussi simple que cela.

Pourquoi l'on ne l'applique pas partout ?

Pour un changement fondamental de la politique économique, il faut une majorité, et nos politiciens pensent à court terme et très souvent encore en termes d'idéologie et de lutte des classes. Ils pensent rarement à l'intérêt commun, et moins encore à l'intérêt de la génération suivante. Ils ne connaissent simplement pas les chiffres et ne se rendent pas compte de l'impact d'un mauvais choix.



Si la Belgique avait suivi en 1985 les politiques telles que l'Irlande les a choisies, notre population serait deux fois plus prospère qu'elle ne l'est aujourd'hui. La dette publique aurait été réduite à 35% du PIB, et les employeurs se battraient pour engager. Les Belges sont simplement passés à côté de 20 années de progrès à cause de choix politiques erronés. Chaque jour de retard nous coûte de l'emploi et de la prospérité. Pour convaincre une majorité de tels faits, il faut des hommes d'Etat avec vision et surtout l'enthousiasme pour changer les choses vers le mieux.




Laffer_Armey_Curves


Vous reprochez aussi aux médias et à l'enseignement d'être « conservateurs »

La responsabilité de l'Enseignement et des médias est en effet écrasante. Même aujourd'hui la doctrine keynésienne est toujours enseignée dans nos universités comme une manière géniale de stimuler l'économie. L'on oublie que la théorie a maintenant soixante-dix ans d'âge, et que l'idéologie date de l'ère glorieuse de l'économie planifiée. Pouvez-vous imaginer nos médecins en train à nous guérir avec les connaissances et l'équipement médicaux des années trente ?

La génération actuelle de politiciens et de journalistes a été élevée avec la doctrine keynésienne, et ne se rend pas compte qu'une nouvelle génération d'économistes s'est présentée depuis. Dans la recherche moderne la doctrine keynésienne a été contrée avec des preuves empiriques écrasantes. Les politiciens et les journalistes ne se rendent pas compte que depuis qu'ils sont diplômés, la science économique a considérablement évolué. Beaucoup n'ont probablement jamais entendu parler de Hayek, Laffer, Armey, Friedman ou l'école autrichienne. Il faudra peut-être une autre génération encore avant que cela filtre jusque dans les esprits de nos dirigeants politiques et syndicaux. Nous pouvons seulement espérer que l'Europe ne vivra pas sur un cimetière industriel et sous une dictature d'ici là. Néanmoins la dernière déclaration de Barroso nous donne un léger espoir.

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SOURCES et LIENS

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