La Belgique, une monarchie bananière, ruinée par soixante ministres

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En Belgique, on ne sait jamais quand la création de postes politiques connaîtra son apogée. Les six gouvernements que compte la Belgique totalisent actuellement 60 ministres et secrétaires d’État pour 10,5 millions d’habitants sur un petit territoire de 30.000 km2. Il s’agit de 60 postes ministériels occupés par 56 personnes. Chaque fois qu’on a formé un gouvernement au cours de ces 20 dernières années, on a scindé les compétences des ministres dans le but d’en augmenter le nombre. La France a 15 ministres et 5 secrétaires d’État pour 64,5 millions d’habitants et un territoire 19 fois plus vaste que la Belgique. La Hongrie a environ le même nombre d’habitants, mais 3 fois plus grande que la Belgique, elle compte 1 premier ministre et 14 ministres.

Tous les ministres et secrétaires d’État ont un cabinet pléthorique de personnes appartenant généralement au même parti que le ministre. Le résultat est une politisation à outrance des dossiers traités. Aux Pays-Bas, les ministres n’ont pas de cabinettards. Ils doivent travailler avec les fonctionnaires des ministères. C’est le rôle des administrations (ministères) d’être à la disposition des ministres. Les vices-premiers ministres fédéraux ont droit à deux cabinets. Cinq vices-premiers ministres, cela fait déjà 10 cabinets, rien moins que cela. Les soixante ministres sont éparpillés entre l’État fédéral, les régions et les Communautés. Cette kyrielle ministérielle, avec environ deux mille cinq cents cabinettards ou plus, est soi-disant surveillée par nos 7 parlements fédéraux, régionaux et communautaires. Ces parlements ne surveillent en réalité rien du tout. La majorité parlementaire doit soutenir le gouvernement et se taire, la minorité parlementaire n’a rien à dire et se tient coite, mais lance de temps en temps des critiques qui n’ont aucun impact réel et qui restent dans le cadre du « politiquement correct » entre partis traditionnels.

Autrement dit, c’est l’omerta politique respectée par la majorité et par l’opposition. Une dénonciation en entraînerait une autre et toute la classe politique serait dans le « pétrin ». Un politicien qui ose critiquer sérieusement les partis traditionnels, est accusé de poujadisme, de populisme, d’extrême-droitisme, etc., et est détesté par toute la classe politique traditionnelle. Le cabinettard ou le fonctionnaire qui dénonce des magouilles politiques est un homme perdu. Le cas le plus récent en Belgique est celui de l’ancien chef de cabinet, Rudy Aernoudt, congédié dès qu’il dénonçait des « pratiques irrégulières » de la ministre Fientje Moermans. Celui qui dénonce est toujours perdant et rejeté par toute la classe politique pour ne pas avoir respecté la règle de l’omerta. Dites la vérité et vous serez exécuté.

Il n’y qu’une différence minime entre un ministre et un secrétaire d’État. Son traitement est légèrement inférieur à celui d’un ministre et il a quelques cabinettards en moins. Parmi les ministres, il y a une hiérarchie de grades pléthoriques, qu’on y ajoute pour que cela rapporte encore plus aux politiciens les plus influents. Ainsi, au niveau fédéral, le gouvernement comporte 22 ministres et secrétaires d’État et environ mille cabinettards. Ces cabinettards fédéraux coûtent environ 50 millions d’euros par an, mais pour l’année 2008 le Gouvernement Leterme augmente le coût jusqu’à 63 millions d’euros. L’ensemble des cabinettards des 5 autres gouvernements régionaux et communautaires coûte encore bien plus. On ne dénombre pas moins de 5 vices-premiers ministres fédéraux, à côté du premier ministre. Tout est pléthorique. Les Pays-Bas n’ont qu’un vice-premier ministre pour 16,5 millions d’habitants. Au niveau régional et communautaire, on découvre des ministres-présidents et des ministres vice-présidents dont le grade correspond à celui des vices-premiers ministres fédéraux, etc.

Les politiciens belges ont profité de la fédéralisation et de la régionalisation du pays pour inventer un nombre incroyable de mandats ministériels (60) ou de mandats parlementaires (534), éparpillés dans 7 parlements différents. Dans les 7 parlements, il y a aussi une attribution de toutes sortes de titres pléthoriques pour augmenter encore plus le revenu mensuel d’une série de parlementaires. À cela s’ajoutent 25 eurodéputés belges, 60 députés permanents ayant le traitement d’un parlementaire et une voiture avec chauffeur de maître, et 737 conseillers provinciaux.

On dit que le parlementaire travaille beaucoup, mais les parlementaires ont 4,5 mois de vacances. Lorsqu’il y a une réunion parlementaire, l’hémicycle est souvent à moitié ou aux trois quarts vide. Parmi ceux qui sont présents, il y en a qui ne se gênent pas à lire leur journal, faire des mots croisés, utiliser leur laptop, somnoler ou dormir, s’amuser en rigoler avec le voisin. Ils sont donc conscients que le parlement n’est plus qu’une « baraque pour causer », mais dépourvu de pouvoirs réels. Une telle attitude des parlementaires, de la majorité ou de l’opposition, prouve leur mépris total pour la démocratie. L’absentéisme parlementaire, dans les 7 parlements, est énorme et endémique, parce que les parlementaires cumulent de nombreux mandats. Rien que le nombre de mandats cumulés prouve que le mandat parlementaire est une très « bonne planque », sinon ces parlementaires ne pourraient pas en cumuler autant. Ils sont en même temps parlementaire, maire, administrateur dans plusieurs intercommunales ou dans des entreprises privées, avocat, professeur d’université, etc. Certains parlementaires ont plus de 70 ans, mais continuent à végéter sur les bancs parlementaires et cumulent les mandats qu’ils veulent conserver jusqu’à leur décès, comme Herman De Croo et autres. Alors qu’on ne trouve presque plus que les membres de la famille (fils et filles) dans les différents gouvernements et parlements (népotisme politique partout), les politiciens essaient de faire croire au peuple que ces mandats sont peu intéressants.

Le nombre de ministres et de secrétaires d’État a cru constamment chaque fois qu’on a formé un gouvernement en Belgique, en scindant les matières attribuées à un ministre, pour ensuite les éparpiller entre plusieurs ministres ou secrétaires d’État. Il en résulte que pour une seule matière plusieurs ministres et secrétaires d’État au niveau fédéral, régional et communautaire sont compétents. Cela crée un désordre politique total et des conflits de compétence débouchant sur des procès devant les tribunaux et le Conseil d’État. En éparpillant ainsi les compétences, un ministre n’est jamais responsable, parce que l’un rejette la faute sur l’autre et les problèmes ne sont jamais résolus comme il faut. Quand le ministre des Finances Didier Reynders a repris ce ministère, il disait qu’il allait le moderniser. Huit ans après, le ministère est toujours dans un état déplorable, le dysfonctionnement est complet, mais son mandat de ministre et vice-premier ministre est renouvelé. Le Roi est irresponsable, mais les ministres également. Qu’ils gèrent bien ou mal leur ministère, cela ne change absolument rien et ils se maintiennent à leur poste aussi longtemps que le parti n’en décide pas autrement.

La multiplication des ministres se fait par scission des compétences (saucissonnage), jusqu’à l’absurde. Ainsi au niveau fédéral, le ministre de l’Intérieur et de la Fonction publique se voyait amputer d’abord la « Fonction publique » pour ensuite pouvoir créer un ministre séparé de la « Fonction publique ». Puis on trouvait que dans le cadre de la « Fonction publique » on pouvait encore scinder et créer des secrétaires d’État. Un secrétaire d’État à l’informatique, un secrétaire d’État à la simplification des documents, etc. Puis on élève le secrétaire d’État à la simplification des documents au grade de ministre et on voit surgir au niveau fédéral un ministre de la Fonction publique et des entreprises et un ministre pour l’Entreprise et la simplification. Puis, on enleva il y a un an au ministre de l’Intérieur, sa compétence sur l’immigration, afin de pouvoir créer un poste de secrétaire d’État à la Politique de la migration et d’asile. Scinder les compétences, c’est devenu une spécialité belge pour multiplier les postes. Cela crée de l’emploi pour les mandataires politiques, mais augmente la pagaille de nos institutions à tous les niveaux de pouvoir.

Cet éparpillement du pouvoir fait qu’il n’y a plus de pouvoirs et que tout dysfonctionne. Cela rend la Belgique ingouvernable et précipite sa faillite. Heureusement que le ridicule en politique ne tue pas non plus, il rapporte même. Le ministre des Affaires étrangères devrait normalement s’occuper aussi de la coopération au développement. On trouva mieux, on inventa un secrétaire d’État à la coopération et, il y a quatre ans, on l’éleva au grade de ministre. À la formation du dernier gouvernement, il y a un an, on inventa encore un secrétaire d’État fédéral, chargé de la préparation de la présidence européenne comme si ce n’était pas la tâche du ministre des Affaires étrangères. On inventa également il y a un an un secrétaire d’État fédéral à la pauvreté alors qu’il y a aussi un ministre de l’Intégration sociale et un ministre des Affaires sociales. Ce secrétaire d’État à la pauvreté avec tout son cabinet coûte des millions d’euros et cet argent gaspillé, à un poste inutilement créé, n’ira donc pas aux pauvres. On inventa également un secrétaire d’État pour les « handicapés » à côté du ministre fédéral de la Santé. Peut-être qu’au prochain gouvernement il y aura un ministre pour les « sourds-muets » et un autre pour les « Alzheimer ».

À ce compte-là, on peut indéfiniment créer des fonctions ministérielles. Le poste de ministre des Finances fédéral est complété maintenant par un secrétaire d’État, adjoint au ministre des Finances, sans qu’on sache ce qu’il doit faire et aussi par un secrétaire d’État à la lutte contre la fraude fiscale. Pourquoi le ministre des Finances ne s’occupe-t-il pas de la fraude fiscale ? Pourquoi le nouveau secrétaire d’État adjoint au ministre des Finances ne s’en occupe-t-il pas ? Pourquoi fallait-il un troisième ministre sous forme de secrétaire d’État à la fraude fiscale ? C’est tout bonnement scandaleux. On constate, sur base de ces exemples, que chaque fonction ministérielle est multipliée par trois, simplement pour créer des postes ministériels au niveau fédéral, et ensuite on retrouve des ministres ayant les mêmes attributions dans leur compétence au niveau régional et communautaire (la matière est ici scindée, une première fois au niveau fédéral et puis une deuxième fois par la régionalisation partielle de la matière).

Le Ministre-Président flamand vient de déclarer que pour certaines matières il faut la signature de 7 ministres, mais j’ai déjà vu dans le passé des arrêtés royaux signés par 9 ou 10 ministres. Il y a 7 ministres pour la santé publique en Belgique qui doivent se réunir en comité interministériel et faire des accords de coopération pour arriver à une décision ou une solution. C’est tout simplement révoltant, choquant, aberrant et farfelu.

On prétend alors que régionaliser et fédéraliser est bon pour le pays et ses citoyens. La nouvelle réforme de l’État allait créer des compétences « homogènes ». Dans la pratique c’est le contraire qui se passe. On va même jusqu’à régionaliser maintenant, toujours partiellement bien entendu, la législation routière (Code de la Route) cela justifie dans chaque région, mais aussi au niveau fédéral un ministre de la mobilité (résultat : quatre ministres de la mobilité). On régionalise même le bruit, l’environnement, dans un si petit pays (4 ministres de l’environnement). On régionalise aussi le commerce intérieur et extérieur alors qu’on a créé un marché commun pour toute l’Europe et que le commerce est mondialisé. Évidemment, cela permet à des délégations ministérielles dans chaque région d’organiser des départs à l’étranger dans le cadre du commerce extérieur. Souvent, c’est la pagaille, parce qu’à l’étranger on ne comprend rien à toutes ces délégations ministérielles fédérales, régionales ou communautaires qui se succèdent.

Tous ces ministres voyagent dans le monde entier accompagnés de leur « cour » et de journalistes subsidiés, avec avion spécial pour leurs déplacements. Ils arrivent à certaines réunions internationales avec trois avions en même temps pour le même « colloque », là où un avion suffirait. Mais les parlementaires de nos 7 parlements voyagent aussi régulièrement partout dans le monde accompagnés de journalistes, etc. en inventant n’importe quel prétexte qui n’a rien à voir avec l’utilité publique. Ces voyages, de pseudo-utilité publique, existent à tous les niveaux : fédéral, régional, communautaire, provincial, communal.

Personne ne peut donc s’étonner que la Belgique soit surendettée et qu’une diminution des impôts soit tout bonnement impossible quand il faut entretenir tous ces politiciens et fonctionnaires dans cette monarchie bananière. Un politicien qui voudrait proposer de simplifier les institutions serait aussitôt viré. Simplifier est un mot tabou, cela ne crée pas des mandats ni des fonctions, mais le contraire. Tous les politiciens fonctionnent donc « sagement » dans le système institutionnel qu’ils ont créé, dans leur propre intérêt, tout en disant que la « création institutionnelle absurde à la Belge » est un exemple pour les autres pays.

Faute de pouvoir rétablir pour la Belgique un seul gouvernement et un parlement (ce qui fonctionnait cent fois mieux), il faut nécessairement alléger la structure de l’État belge en supprimant une série d’institutions superflues.

C’est pourquoi nous demandons :

1 ° la suppression des commissariats d’arrondissements qui n’ont jamais servi à rien ;

2 ° la suppression des conseils provinciaux qui forment une hiérarchie administrative encombrante, superfétatoire et faisant double emploi, depuis la création des gouvernements et parlements régionaux et communautaires ;

3 ° la suppression du sénat qu’on sait inutile (plus d’un politicien l’a déjà reconnu, mais n’ose plus le répéter)... Avec les 6 parlements restants on n’aura pas de pénurie ;

4 ° la suppression des cabinets ministériels (instaurer le même système qu’aux Pays-Bas et en Angleterre) ;

5 ° la suppression du gouvernement et du parlement bruxellois. On ne crée pas 8 ministres et 89 parlementaires pour 19 communes. Il faut la fusion des 19 communes de Bruxelles. Si Bruxelles veut être la capitale des deux communautés, elle ne peut être un état bruxellois à part entière, identique aux deux autres états. Elle doit être sous la tutelle du gouvernement fédéral comme cela a été le cas pendant 8 ans. En étant sous la tutelle du gouvernement fédéral paritaire, les deux grandes communautés de ce pays peuvent alors sentir le lien qui les unit à la Capitale. On économise des milliards et la situation institutionnelle s’éclaircit. La Constitution dit que Bruxelles est la Capitale de la Belgique, mais pas qu’elle est la Capitale de la Flandre ni de la Wallonie. La Wallonie a choisi logiquement sa Capitale à l’intérieur de ses frontières, à Namur. La Flandre a décidé unilatéralement que sa Capitale serait établie hors de ses frontières, dans un autre État-Région. En réalité, le lien entre la Capitale et ses régions est brisé dès qu’on fait de la Capitale de tous les Belges, un État région avec son propre gouvernement et son propre parlement souverains. Le gouvernement flamand pose ainsi un acte unilatéral en déclarant Bruxelles la Capitale de la Flandre. Il y a là un empiétement de l’État flamand sur le sol de l’État bruxellois, compte tenu de la structure institutionnelle actuelle. Si Bruxelles est la Capitale de la Belgique, elle ne peut être la Capitale de la Flandre, c’est l’un ou l’autre ;

6 ° la suppression des ministres et parlementaires de la région germanophone. La population de cette région doit être entièrement intégrée dans la région wallonne dont elle fait partie depuis 8 O ans. On ne crée pas un gouvernement de 4 ministres, dont un ministre-président et 25 parlementaires pour 70.000 habitants germanophones qui étaient déjà largement intégrés dans la région wallonne, quand on les a régionalisés. (7 O mille habitants, c’est une petite commune). La plupart de ces germanophones parlaient déjà le français au moment de la régionalisation. C’est une folie institutionnelle à la Belge. Puisque le ministre-président de cette région demande plus de compétence, il peut aussi demander son annexion à l’Allemagne, mais il n’a aucune envie à le faire parce que l’Allemagne ne va pas faire lui offrir ce que nos politiciens belges lui ont donné ;

7 ° fusion et suppression de beaucoup d’intercommunales et de ASBL financées par le contribuable et diminution de nombre incroyable d’administrateurs dans ces intercommunales et dans ces ASBL.Vérifiez chaque année ce que les ASBL ont fait des subsides reçus ;

8 ° la suppression de la monarchie et élection d’un président de la République alternativement un francophone puis un néerlandophone pour cinq ans. Un seul palais présidentiel. Élections parlementaires tous les cinq ans et en même temps voter pour le président de la République sur une liste de candidats jointe aux listes parlementaires. La Régionalisation et la fédéralisation du pays est en réalité une catastrophe pour tous les Belges à qui on veut faire croire que 60 ministres, 7 parlements et 6 gouvernements à charge du contribuable est un bienfait pour le peuple qui s’écroule sous les divers impôts. Il est temps qu’on simplifie les structures de la Belgique, qu’on diminue le nombre de politiciens à tous les niveaux, sans quoi ce pays va sombrer dans le tiers-mondisme plus vite qu’on ne le croit.

 Guillaume Plas a son blog à Faire Le Jour

Le Roi des Belges condamne le gouvernement Leterme, aux travaux

Lundi 21 juillet 2OO8

Selon l’article 88 de la Constitution la personne du Roi est inviolable, ses ministres sont responsables, mais le Roi nomme et révoque aussi les ministres (art.96 de la Constitution). Le Premier ministre Yves Leterme a présenté la démission de son gouvernement au Roi. Celui-ci a annoncé après deux ou trois jours qu’il refusait cette démission.
Conséquence, le premier ministre qui voulait s’en aller est contrait aux « travaux forcés » et exerce des fonctions contre sa volonté, à moins qu’il ait voulu lui-même ce scénario. L’attitude du Premier Ministre paraît pour le moins bizarre et les médias parlent d’une «fausse sortie» du gouvernement Leterme. Autrrement dit, Leterme aurait donc demandé au Roi : annonce que je présente la démission du Gouvernement, mais dans 2 ou 3 jours, vous déclarez que vous refusez cette démission. Le Roi et le premier ministre auraient alors joué un «jeu politique» d’une démission simplement simulée. Il existe de ce fait un problème constitutionnel, parce que le Roi pose un acte politique, contraire à ce que veut le gouvernement, en refusant la démission de celui-ci et en même temps la Constitution belge dit qu’aucun acte du Roi ne peut avoir d’effet, s’il n’est contresigné par un ministre, qui, par cela seul, s’en rend responsable.
Si le Gouvernement présente sa démission, comment le Roi peut la refuser puisqu’il est en contradiction avec le gouvernement qui ne veut plus gouverner. Si le Roi ne tient pas compte de la décision du Gouvernement qui veut «démissionner», alors le Roi pose un acte qui n’est pas couvert par le Gouvernement parce qu'il est contraire à sa volonté de démissionner. Cet acte du Roi est donc posé unilatéralement sans qu'un ministre en porte la responsabilité. Si l’on prétend que l’acte politique que le Roi pose en refusant la démission du gouvernement est couvert par ce gouvernement, personne ne comprend plus. On voit mal comment le gouvernement peut présenter sa démission et en même temps la refuser en appuyant le Roi dans sa décision de refus par le contreseing ministériel. Ce serait une contradiction in terminis totale, le gouvernement faisant à la fois deux actes contradictoires. Le premier ministre Leterme, qui a perdu tout crédit politique parce que son impéritie, son incompétence, ses tergiversations, le rendent encore plus ridicule en faisant semblant de démissionner tout en changeant d’avis le lendemain sans dire pourquoi. Le gouvernement fédéral ne gouverne pas.
Selon la Constitution le Roi règne, mais ne gouverne pas. Actuellement c’est le Roi qui gouverne, alors qu'il ne peut que régner. Depuis un an les ministres ne répètent que les mêmes «bêtises» inlassablement et ne décident rien, ni dans le domaine institutionnel, ni dans le domaine socio-économique. Quand les politiciens vont-ils cesser ces jeux ridicules qui nuisent à la crédibilité de la Belgique. On dit que les décisions en matière institutionnelle ne sont possibles qu’après 2OO9, à cause des élections régionales. On oublie que la Belgique est en état permanent de campagne électorale avec ses élections communales, provinciales, régionales, fédérales, européennes. Après 2OO9, il faudrait de nouveau palabrer au sujet de la réforme institutionnelle, mais les élections fédérales suivent 24 mois plus tard. Le temps d’entamer les palabres préalables et on sera à nouveau devant une nouvelle échéance électorale pour élire un des 7 parlements.

Guillaume

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